
L’industrie chimique a depuis longtemps investi dans les économies d’énergie, même si, sur une période, un pétrole moins cher a pu ralentir les efforts. De nos jours, des investissements sont faits sur l’intensification des procédés, et plus particulièrement, sur l’opportunité du passage d’une production « batch »à un production en continu ou sur la recherche de molécules à moindre contenu énergétique.
La chimie est interpellée par les autres industries pour mettre à disposition les matériaux qui permettront aux professionnels de l’habitat ou des transports de répondre à la demande en efficacité énergétique, mais aussi pour concevoir et mettre en œuvre des filières de recyclage de ces matériaux.
La Chimie conçoit, développe et met en place des procédés de production de carburants à partir d’agro ressources, de CO2, de la biomasse. Elle contribue à la filière nucléaire ou à celle des énergies renouvelables en travaillant sur les matériaux, les fluides calo ou frigo porteurs, la corrosion, ou les batteries. Elle peut intervenir sur le développement des énergies intermittentes en développant des moyens de stockage adapté aux besoins spécifiques du contexte local.
Les Sciences de la Chimie sont à l’origine d’innovations qui permettent des développements dans d’autres branches de la chimie ou d’autres industries. Leur éclosion sera facilitée si des liens s’établissent entre acteurs des différents domaines (chimiques, analytiques, ou physiques) autour des propriétés des produits utilisés. Des équipes pluridisciplinaires sont nécessaires pour faciliter l’innovation.
La Chimie intervient en renfort des acteurs reconnus dans les filières où la France a acquis des positions de premier plan au niveau mondial : nucléaire, automobile, aéronautique et spatiale, agroalimentaire et agricole via la valorisation de la biomasse secondaire. La Chimie se doit de conforter cet appui.
L’industrie française et donc sa branche chimique devrait d’autre part combler des lacunes dans certaines filières prometteuses. Pour l’avenir, Il lui faut être présente sur la filière photovoltaïque (amélioration des rendements et des coûts, couche mince), le stockage de l’énergie en lien avec le développement d’énergies intermittentes et l’optimisation des réseaux électriques, les matériaux bio-inspirés de substitution pour aider les formulateurs à répondre à la demandes des consommateurs (ex : bâtiment).